Ressortissants algériens : droit au séjour et nationalité française

Accord franco-algérien de 1968, certificats de résidence, certificats de nationalité française

Le droit au séjour des ressortissants algériens en France ne relève pas du CESEDA. Il est régi par un texte spécifique : l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le cabinet El Haitem ◆ Law intervient quotidiennement sur ces dossiers.

Un régime juridique à part

Le droit au séjour des ressortissants algériens en France est régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles (décret n° 69-243 du 18 mars 1969), modifié par trois avenants successifs — le dernier signé à Paris le 11 juillet 2001 (décret n° 2002-1500 du 20 décembre 2002).

Ce texte constitue un régime dérogatoire complet. Il définit ses propres catégories de titres, ses propres conditions et ses propres terminologies. En pratique, cette spécificité est source de complexité — y compris pour l'administration elle-même — et de nombreuses erreurs de traitement.

Le cabinet intervient quotidiennement sur des dossiers relevant de l'accord franco-algérien. Cette expertise permet d'identifier les erreurs de droit commises par les préfectures et de construire des dossiers conformes aux exigences de ce texte particulier.

Le certificat de résidence : un titre propre aux Algériens

Les ressortissants algériens ne reçoivent pas un « titre de séjour » mais un certificat de résidence, qui obéit à des règles propres.

Le certificat de résidence d'un an

  • Vie privée et familiale — conjoint de Français, parent d'enfant français, liens personnels et familiaux
  • Salarié — avec autorisation de travail, conditions spécifiques prévues par l'accord
  • Étudiant — études supérieures, droit au travail limité à 50 % de la durée légale annuelle
  • Visiteur — sans droit au travail
  • Commerçant — activité commerciale, industrielle ou artisanale

Le certificat de résidence de dix ans

  • Après trois ans de résidence régulière avec ressources suffisantes
  • Conjoint algérien d'un ressortissant français après un an de mariage
  • Parents d'enfants français
  • De plein droit après dix ans de résidence régulière

Ce que l'accord ne prévoit pas

Certaines catégories du CESEDA n'existent pas pour les Algériens : le passeport talent, la carte de séjour recherche d'emploi / création d'entreprise, la carte bleue européenne. Les Algériens ne peuvent pas en bénéficier, ce qui fait l'objet d'un contentieux abondant.

Le cabinet analyse chaque situation pour déterminer les droits applicables et contester, le cas échéant, les décisions de refus fondées sur une application incorrecte de l'accord.

Régularisation des Algériens en situation irrégulière

L'accord prévoit des voies de régularisation spécifiques. Les conditions de régularisation par le travail, par le mariage ou au titre de la vie privée et familiale obéissent parfois à des règles propres. Le cabinet constitue les dossiers en s'appuyant sur les dispositions exactes de l'accord et sur la jurisprudence administrative applicable.

Regroupement familial

L'article 4 de l'accord, modifié par le troisième avenant du 11 juillet 2001, prévoit des conditions spécifiques : ressources stables et suffisantes, logement adapté, présence en France depuis au moins un an (au lieu de 18 mois). Le regroupement familial « sur place » obéit à des conditions particulières que le cabinet connaît et maîtrise.

Nationalité française et Algérie : un héritage historique

L'Algérie ayant été un département français jusqu'à l'indépendance en 1962, la question de la nationalité française des personnes nées en Algérie avant cette date — ou de leurs descendants — est un sujet juridique complexe.

La nationalité française d'origine

  • Les personnes de statut civil de droit commun ayant conservé leur domicile en France ont conservé la nationalité française de plein droit
  • Les personnes de statut civil de droit local ont en principe perdu la nationalité française au 1er janvier 1963, sauf déclaration recognitive dans les délais prévus

Ces distinctions, héritées de l'histoire coloniale, continuent de produire des effets juridiques aujourd'hui et déterminent si une personne née en Algérie avant 1962, ou ses descendants, peuvent se prévaloir de la nationalité française par filiation.

Le certificat de nationalité française (CNF)

Pour les situations liées à l'Algérie, l'obtention du CNF suppose de reconstituer l'histoire familiale, de produire des actes d'état civil anciens et de démontrer la chaîne de filiation. Le cabinet prend en charge ces dossiers complexes :

  • Analyse de la situation au regard du droit de la nationalité applicable (ordonnance du 21 juillet 1962, Code civil)
  • Reconstitution de la filiation et recherche des actes d'état civil
  • Constitution du dossier et dépôt de la demande de CNF
  • Recours en cas de refus de délivrance devant le tribunal judiciaire

Réintégration dans la nationalité française

Les personnes de statut civil de droit local qui ont perdu la nationalité française en 1963 — ainsi que leurs descendants dans certains cas — peuvent, sous conditions, demander leur réintégration dans la nationalité française. Le cabinet évalue l'éligibilité et accompagne la procédure.

Maître El Haitem intervient régulièrement sur ces sujets — y compris dans les médias, notamment dans le podcast Allô 213 sur les spécificités de l'accord franco-algérien.

Vous êtes ressortissant algérien ou descendant de personnes nées en Algérie avant 1962 ?

Un premier rendez-vous permet d'analyser votre situation et de déterminer vos droits — au titre de l'accord franco-algérien ou de la nationalité française. Le cabinet intervient en français et en anglais.

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